...et le classique.

CONCERT HOMMAGE À JEAN-LOUIS FLORENTZ
dirigé Claude Bardon (octobre 2015)

Ludwig Von Beethoven : L’ouverture de Coriolan
Jean-Louis Florentz: poème symphonique  Qsar-Ghilane
Ludwig Von Beethoven : Symphonie n°8 en fa maj, op 93

 

 

“C’est l’art et lui seul qui m’a retenu.
Ah, il me paraissait impossible
de quitter ce monde avant d’avoir
donné tout ce que je sentais germer
en moi”.
Ludwig van Beethoven

 

 

 

Les oeuvres:

Coriolan op.62, ouverture symphonique en do mineur , Allegro con brio

Cette ouverture est une œuvre à part, de par sa fonction et sa forme. Beethoven la composa en 1807 en soutien à l’écrivain et dramaturge Heinrich Joseph von Collin (1771-1811) avec qui il avait lié connaissance. Quelques années plus tôt, l’écrivain avait publié pour le théâtre son œuvre dramatique inspirée de Plutarque,
Corolianus, le récit d’un illustre général Romain au Ve siècle avant J.-C. L’écrivain se vit malheureusement reléguer dans l’ombre de Shakespeare qui, lui aussi, s’était emparé du héros romain pour écrire une tragédie. Deux thèmes prédominent dans cette œuvre de Beethoven, le premier dès l’ouverture, puissant, héroïque et déterminé en Do mineur, le second apaisé, doux en Mi bémol majeur, ces thèmes s’entrelacent dans un combat qui se termine dans une coda achevant l’ouverture et symbolisant la mort du général romain.

 

La Symphonie n°8

Beethoven avait surnommé sa symphonie sa “kleinere”, la plus petite. Créée en 1814 et dont la partition est retouchée par la suite, cette œuvre illustre une résurgence du classicisme. Ni monumentale, ni dramatique, on l’a qualifiée d’aimable, d’enjouée. La symphonie, composée à la suite de la n° 7, est la seule qui ne comporte pas de mouvement lent mais expose un ostinato (motif mélodique ou rythmique répété
obstinément) qui lui donne un caractère hâtif. Les enchaînements s’emboîtent (dits “tuilés”), une phrase commençant avant la fin de l’autre. Cette œuvre apparaît presque en contradiction avec l’image que l’on se fait du grand compositeur qui nous a habitués à une musique symphonique profonde, monumentale et dramatique.. Pourtant, il semblerait que cette symphonie n° 8ait l’apparence d’une œuvre légère qui se veut “la blague d’un génie” comme la décrivit le chef d’orchestre Paavo Järvi. Bâtie sur l’ostinato (Motif mélodique ou rythmique répété obstinément), on éprouve une sensation d’une musique qui court, jusqu’à nous essouffler malgré son aspect trompeur de simplicité. Ludwig van Beethoven en version allégée ? Peut-être, mais surtout tonique !

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Eléments biographiques:

Œuvres principales

Piano : 32 sonates (de 1795 à 1823)

Musique de chambre très fournie dont la « Sonate à Kreutzer » (1798-1815)

Musique Symphonique : 9 symphonies, 5 concertos pour piano, dont le célèbre concerto pour piano et orchestre n°5 dit «  concerto Empereur  »

Des ouvertures dramatiques dont Coriolan (1807)

Son unique opéra Fidelio

Des œuvres vocales : lieder, airs et canons un oratorio, deux messes  dont la Missa Solemnis composée entre 1813 et 1823, publiée en 1827. L’égale du Requiem de W.A Mozart ou de la Messe en Si mineur de J.S Bach.

 

L.V Beethoven est un compositeur allemand né à Bonn le 17 décembre 1770.

Dans la lignée directe de Gluck , Haydn et Mozart , Beethoven est l’un des derniers grands musiciens du classicisme. Il prépare la transition vers la période romantique et signe les plus grandes œuvres du début du siècle romantique, le 19ème siècle qu’il influencera bien après sa mort.

Beethoven est un talent précoce, le Comte Waldstein le prend sous son aile et lui offre un séjour à Vienne en 1787 où il rencontre W.A. Mozart. Mais le rendez-vous est décevant, pas d’amitié ni d’admiration déclarée de la part de Mozart, trop préoccupé par son Don Giovanni pour lui offrir plus que quelques encouragements distants. La vraie chance de Beethoven est sa rencontre avec Joseph Haydn qui, lors d’un passage à Bonn, lui offre d’effectuer auprès de lui des études suivies. De nouveau, le comte Waldstein intervient en sa faveur en lui offrant de retourner à Vienne en 1792 où le jeune homme s’établira jusqu’à la fin de sa vie.

Les premières années sont brillantes pendant lesquelles il compose beaucoup pour le piano et des ensembles à cordes. En 1800 et 1802 Beethoven créé ses deux premières symphonies.

Pourtant L.V. Beethoven est déjà affecté par des crises de surdité qu’il ressent dès 1798 et qui lui ôtent 60% de ses capacités auditives sans pour autant altérer son activité créatrice.

De 1804 à 1812, Beethoven domine la scène musicale viennoise avec de nouvelles œuvres dont la fameuse symphonie n°3 dite Héroïque, de nouveaux quatuors, des concertos pour piano des sonates : les magnifiques Waldstein et Appassionata, ainsi que son unique opéra Fidelio.

A travers ses œuvres, s’établit malgré son héritage avec Haydn et Mozart, une véritable rupture créative faite de grandeur, d’honneur et de sentiments personnels intenses et inaltérables. Beethoven est lui-même un grand romantique.

En 1812, le compositeur rencontre l’illustre écrivain Goethe . L’année1814 voit sa consécration, sa popularité est à son apogée.

Ludwig Van Beethoven peut être considéré comme un rénovateur de la musique avec une œuvre prolifique et ardente. En mai 1824, il créé sa très fameuse 9ème symphonie qui comporte «  L’Hymne à la joie  » le célèbre chœur entouré de chanteurs solistes, aujourd’hui devenu l’hymne européen.

Dans ses dernières années, la carrière de Beethoven voit arriver la concurrence de la musique italienne notamment avec le compositeur Gioachino Rossini .

En mars 1827, Ludwig Van Beethoven meurt d’une pneumonie laissant derrière lui une œuvre immense, majeure, esquissant presque à elle seule le grand tableau du Romantisme , suivi par Franz Schubert, Felix Mendelssohn, Robert Schumann, Johannes Brahms....

 

 

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