Le contemporain...

CONCERT HOMMAGE À JEAN-LOUIS FLORENTZ
dirigé Claude Bardon (Octobre 2015)

Ludwig Von Beethoven : L’ouverture de Coriolan
Jean-Louis Florentz: poème symphonique  Qsar-Ghilane
Ludwig Von Beethoven : Symphonie n°8

 

photo: Remerciements à l’association Jean-Louis Florentz

 

L'oeuvre:

Ce poème symphonique, inspiré du recueil du poète Lorand Gaspar, est à l’origine une commande de
l’Ensemble Orchestral de Paris. Dans cette pièce, se retrouvent une forme de luxuriance, comme une canopée musicale, un cri de la nature, des sources qui coulent, mais aussi desmétamorphoses et des mirages. Une douce ambiance “orientaliste” en découle.

Qsar Ghilâne signifie : “le palais, ou le repaire des Djinns qui déroutent les nomades...” À l’extrême sud de la Tunisie, Qsar Ghilâne est une oasis saharienne encerclée de dunes. Ce paradis possède des jardins
où évoluent de nombreux oiseaux, des sources thermales réputées [...] Parfois […] on y entend de
mystérieuses mélopées et bien d’autres sons étranges [...] sans doute les litanies des “Ghoules”, sorte de Djinns perfectionnés dans l’art de changer de forme, qui hantent les endroits les plus isolés et surviennent inopinément en se joignant aux voyageurs pour les égarer.
Jean-Louis Florentz,
le 19 janvier 2003

Jean-Louis Forentz
Eléments biographiques:


Naissance à Asnière le 19 décembre 1947.
Pensionnaire de la prestigieuse Villa Médicis en 1979.
Membre de l’Académie des Beaux-Arts à l’Institut de France,
en 1995.
De 1995 à 1997,il devient compositeur en résidence auprès
de l’Orchestre National de Lyon, puis auprès de l’Orchestre
National des Pays de Loire, de 2000 à 2002.
Décès à Paris le 4 juillet 2004.

Après des études en Sciences naturelles, ethnomusicologie et Arabe littéraire, JeanLouis Florentz effectue, dans les années 70, ses premiers voyages d’études qui le mènent en Afrique du Nord, au Niger et en Côte d’Ivoire. Pour le compositeur, quels que soient les peuples ou les ethnies, le cœur de la musique est le
spirituel : ses premiers chocs musicaux furent, enfant, Jean-Sébastien Bach et plus tard,
Olivier Messiaen, dont il a été l’élève, entre 1971 à 1975. Et l’orgue, son instrument de
prédilection !
Jean-Louis Florentz ne se réclamait pas de “l’avant-garde”, profondément indépendant, il ne composait pas pour composer, Il disait simplement : “la finalité de l’art, c’est l’homme” ; en résonnance avec sa quête des sons (enregistrements de messes éthiopiennes), de la nature (polyphonies d’oiseaux équatoriaux) et aussi de l’Autre, cet “Étranger”, poème extrait du recueil du poète Lorand Gaspar dont il s’inspire pour son œuvre Qsar Ghilâne.
Florentz laisse une œuvre d’une quinzaine d’opus, des compositions pour orgue, voix, orchestres de  chambre et orchestres symphoniques.

 

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